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Angoulême – 37ème Festival International de la Bande-Dessinée

Posté le Dimanche 07 février 2010dans Art, France, Salon, Sorties, Special Event, Théâtrepar Alexandre RosaImprimerText Resizer Text Resizer

La semaine dernière s’achevait à Angoulême le Festival International de la Bande-Dessinée (FIBD). Créé en 1974, il a lieu tous les ans fin janvier. Cette 37ème édition du plus grand festival spécialisé dans la bande-dessinée en Europe en termes de notoriété et de rayonnement culturel se tenait donc comme d’habitude dans toute la ville du 28 au 31 janvier 2010. Il était l’occasion, comme chaque année, de décerner les Oscars de la BD, à savoir les trophées nommés “Fauves d’Angoulême”. Le point sur une édition riche en rencontres et en émotion.


Si Angoulême, petite ville de 42.000 habitants située en Charente a donné son nom au festival, c’est qu’elle est connue dans toute l’Europe  comme la “Capitale de la BD”. De fait, le FIBD a largement laissé son empreinte dans la ville, des plaques de rues aux formes de bulles dessinées aux diverses statues exposées dans les rues, qui sont autant de bustes d’auteurs célèbres comme Hergé, en passant par les noms de rues eux-mêmes, rendant hommage à de nombreux dessinateurs. La ville est également connue pour ses murs peints façon BD. Il est vrai que si l’art de la fresque murale n’est pas rare, on a moins l’habitude de lire des bande-dessinées en si grand format!

Un peu d’histoire…

C’est bien sûr à Angoulême que se trouve la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, qui enregistre l’ensemble des bandes dessinées parues en France. Une sorte de Bibliothèque Nationale de la BD en quelque sorte… Et pourtant, rien ne prédestinait Angoulême à lier une relation si forte avec le 9ème art. Petite ville industrielle, Angoulême n’avait aucun lien particulier avec cet univers au début des années 70. Tout a commencé par une simple exposition intitulée “10 millions d’image : l’âge d’or de la BD”, organisée fin 1972 sur l’initiative de Francis Groux, alors conseiller municipal. Il eut l’idée de faire appel à Claude Moliterni pour réaliser un montage audiovisuel destiné à l’exposition.

L’année suivante, Jean Mardikian, maire adjoint à la culture, organise une quinzaine de la littérature, pour laquelle il réserve deux mercredis consacrés à la bande-dessinée. Déjà à l’époque, de ,nombreux auteurs de renom firent une apparition à Angoulême. Suite à l’enthousiasme qui s’ensuivit, il n’en fallut pas plus pour que, dès l’année qui suivit, le festival soit créé sous sa forme actuelle. Il s’inspire alors fortement du festival de Lucca, à l’époque le plus grand du genre en Europe. Il est alors organisé par une association présidée par Francis Groux et dont le secrétaire général n’est autre que Jean Mardikian.


Le succès du festival est grandement dû à son ouverture à tous styles de bande-dessinées. Par ailleurs, la  décentralisation des activités proposées aux festivaliers dans toute la ville permet au festival de s’étendre sur une surface virtuellement infinie tout en permettant aux visiteurs de mêler l’utile à l’agréable en faisant un peu de tourisme. Par ailleurs, au fil des ans, les colloques et autres conférences se multiplient sur tous les sujets, augmentant d’autant le panel des publics auquel le festival s’adresse.

Un festival disséminé aux quatre coins de la ville

Contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir à la Porte de Versailles et dans d’autres parcs des expositions, le Festival International de la Bande-Dessinée d’Angoulême ne se déroule pas dans un grand hangar vide au sein duquel on aurait aligné des centaines de stands d’éditeurs. Si certaines activités sont bien hébergées dans des immeubles existants du centre-ville d’Angoulême, la majorité des espaces d’exposition sont abrités sous des tentes évènementielles blanches disséminées sur les espaces libres de la ville, c’est à dire un peu partout dans le centre.

De la tente réservée aux éditeurs principaux à celle, à accès gratuit, qui abrite une salle de lecture géante dans laquelle sont organisées des rencontres avec les auteurs les plus emblématiques de cette édition, à chaque tente son usage. Mais le festival s’étend également dans toute la ville, les vitrines des boutiques du centre n’étant pas en reste, toute y allant de leur petite décoration stylisée BD, du boulanger au pharmacien en passant par l’opticien. Tous arborent leurs plus beaux albums, de telle sorte qu’il est impossible de poser le regard où que ce soit dans apercevoir une case de BD quelque part.


La place de l’Hôtel de Ville n’est pas en reste, puisqu’elle présentait une exposition en plein air consacrée aux Tuniques Bleues, la BD culte de Raoul Cauvin et Willy Lambil. Au sein de la cathédrale, d’églises, dans un bar ou même dans les caves du théâtre de la ville, les expositions sont donc partout à Angoulême pendant la durée du festival.

La plus grande librairie de BD du monde

Depuis ses origines, le grand rendez-vous festif qu’est le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême est aussi, c’est l’une de ses originalités, un rendez-vous du livre pour les passionnés de bande dessinée. Nulle part ailleurs on ne trouve réunis, en un même lieu et au même moment, autant de professionnels du genre, venus à la rencontre de leur public. C’est ce qui fait d’Angoulême, l’espace de quelques jours, la plus grande librairie de bande dessinée du monde.

Au premier rang de cette offre exceptionnelle, on trouve bien sûr les grandes maisons d’édition qui ont construit ce qui constitue aujourd’hui le patrimoine de la bande dessinée populaire européenne. La plupart des stands de ces grandes enseignes sont réunis à Angoulême au sein d’un espace qui leur est dédié, le Monde des Bulles. De même, l’édition indépendante ou alternative a bien évidemment toute sa place au Festival. La majeure partie des acteurs de ce segment de l’édition (jeunes éditeurs, petites structures spécialisées, publications à petite diffusion, etc…) est regroupée dans un espace distinct, le Nouveau Monde.


Aux côtés de ces éditeurs professionnels, très divers par la taille, l’identité et les orientations éditoriales, mentionnons aussi les acteurs de l’édition non-professionnelle — que le monde francophone appelle les fanzines, mais que l’on désigne de plus en plus communément par son qualificatif anglo-saxon de small press. Bouillonnante et souvent radicale dans ses propositions, la small press est traditionnellement très engagée dans la vie du Festival. Elle contribue à enrichir l’offre de librairie déployée à Angoulême et joue bien souvent, dans la bande dessinée, le rôle essentiel de détecteur de talents.

À ces acteurs du monde du livre sous toutes ses formes, il faut ajouter d’autres exposants, encore plus spécialisés, qui participent eux aussi de l’exceptionnelle richesse de la bande dessinée en Europe. C’est le cas notamment de tout le secteur para-BD, dont les professionnels sont chaque année plus nombreux à faire le voyage à Angoulême. Figurines, créations en volume, affiches, sérigraphies, collectors, éditions à tirage limité, jeux, jouets, cartes et goodies en tout genre… Leur offre est sans cesse plus riche et plus étendue, d’autant que s’y ajoute, depuis maintenant plusieurs années, le phénomène manga, qui génère lui aussi de très nombreux produits dérivés, et fidélise un public de plus en plus large.

Les collectionneurs, enfin, peuvent aussi compter sur la présence au Festival  des meilleurs bouquinistes, venus de France mais aussi de Belgique ou de Suisse. Ces professionnels du vieux papier et de l’ouvrage de collection, véritable mémoire vivante de la bande dessinée du passé proche ou lointain, contribuent eux aussi à déployer à Angoulême, à l’occasion du Festival, une offre de librairie exceptionnelle, probablement sans équivalent.

Le Palmarès et les Prix

Depuis sa première édition, le festival d’Angoulême remet des prix. Le plus notable est le Grand Prix de la Ville d’Angoulême, qui récompense un auteur, le plus souvent français, pour l’ensemble de son œuvre ; son lauréat est président l’année suivante d’un jury qui attribue des prix récompensant selon des critères évoluant avec le temps les albums parus l’année précédente. Parmi ces prix, celui du meilleur album est le plus prestigieux, surtout depuis 2003 et la fin de la distinction des albums français et étrangers. Des prix parallèles sont également décerné depuis les premières éditions, soit officiellement (Prix de la bande dessinée jeunesse, Prix Jeune talent, etc… prix qui sont souvent parrainés par des sponsors) soit parallèlement au festival (comme le Prix de l’École de l’image).

Les trophées récompensant les albums selon différentes catégories furent les Alfred de 1974 à 1988 puis les Alph’Art de 1989 à 2003 (en référence au dernier album inachevé de Tintin par Hergé) avant ne prendre le simple nom de « Prix » de 2004 à 2006. À partir de 2007, le Festival, afin d’améliorer la lisibilité de ses prix, décerne un Prix du meilleur album, et six prix « Les Essentiels d’Angoulême » (dont un Essentiel Révélation parmi une sélection de 40 à 50 albums. Le prix “Patrimoine” est attribué à la meilleure réédition parmi 8 titres. La même année, Lewis Trondheim dote le festival d’une mascotte appelée “le Fauve”. L’année suivante, une série de statuettes représentant le Fauve sont créées pour accompagner le palmarès. Le Prix du meilleur album est depuis également appelé “Fauve d’Or”.


C’est le dernier jour du festival, soit le 31 janvier 2010, que la cérémonie de remise des prix s’est tenue au Théâtre d’Angoulême. A la manière d’un show à l’américaine inspiré des Oscars, deux maîtres de cérémonie intervenaient sur scène, entourés de belles hôtesses courtement vêtues. Dire que l’on voyait tout n’est pas un euphémisme dans leur cas, ce qui montre une fois de plus que cette cérémonie n’était pas destinée aux enfants la cible de certaines BD, mais bien aux professionnels du milieu.

Les Fauves d’Angoulême ont été attribués par plusieurs jurys, et désignés par ces jurys au sein de trois listes spécifiques d’ouvrages présélectionnés, listes établies au fil de l’année 2009 par un Comité de Sélection réuni par le Festival. Ces trois sélections regroupent l’ensemble des albums en compétition, soit un total de 86 livres publiés entre décembre 2008 et novembre 2009 en langue française, quel que soit leur pays d’origine. En voici la liste exhaustive :

  • Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album
    Riad Sattouf pour Pascal Brutal tome 3 – plus fort que les plus forts – Editions Fluide Glacial 
  • Fauve d’Angoulême – Prix Spécial du Jury
    Joa Daly pour Dungeon Quest tome 1 – Editions l’Association
  • Fauve d’Angoulême – Prix de la Série
    Alain Dodier pour Jérôme K. Jérôme Blocke tome 21, Déni de fuite – Editions Dupuis
  • Fauve d’Angoulême – Prix Révélation
    Camille Jourdy pour Rosalie Blum tome 3 – Editions Acted Sud
  • Fauve d’Angoulême – Prix Regards sur le Monde
    David Prudhomme pour Rébétiko (La Mauvaise Herbe) – Editions Futuropolis
  • Fauve d’Angoulême – Prix de l’Audace 
    Jens Harder pour Alpha… Directions – Editions Actes Sud BD
  • Fauve d’Angoulême – Prix Intergénérations
    Mathieu Bonhomme pour L’esprit Perdu – Editions Dupuis
  • Fauve FNAC-SNCF – Prix du Public
    Michel Rabagliati pour Paul à Québec – Editions La Pastèque
  • Fauve d’Angoulême – Prix du Patrimoine
    Carlos Gimenez pour Paracuellos – Editions Fluide Glacial
  • Fauve d’Angoulême – Prix Jeunesse
    Julien Neel pour Lou tome 5 : Laser Ninja – Editions Glénat
  • Fauve d’Angoulême – Prix de la BD alternative
    Special Comics n°3, publié à Nanjing (Chine)

Evènement : les 24h de la BD

Assumant pleinement son rôle d’évènement d’ampleur internationale dans le monde de la bande-dessinée, le FIBD d’Angoulême est également l’endroit où se déroulent plusieurs gros évènements annuels, qu’ils soient partie intégrante du festival ou qu’ils soient organisés en marge de ce dernier. Citons ainsi “Les 24 heures de la Bande-Dessinée”.


Lancées il y a trois ans avec succès par Lewis Trondheim, alors président du jury du FIBD, sur la base d’un exercice de création sous contrainte popularisé par l’Américain Scott Mc-Cloud, les 24 heures de la bande dessinée consistent,  pour chacun des auteurs participants, à concevoir et réaliser 24 pages en 24 heures, soit une page de couverture, 22 planches et un dos de couverture, à partir d’une contrainte dévoilée au dernier moment. En janvier 2009, ce marathon graphique a réuni plus de 400 participants : auteurs professionnels, étudiants des écoles d’art et amateurs. Vingt-cinq auteurs étaient physiquement présents à Angoulême, au sein de la Maison des Auteurs, les autres participants travaillant à distance par l’entremise d’Internet. Au total, ils étaient plus de 400 dans les starting-blocks le 26 janvier 2010 à 15h pour cette 4ème édition.

Concerts de Dessins

Une bande dessinée qui s’épanouit peu à peu sur scène, une vignette après l’autre, tandis que les méandres de la musique, en direct, devancent, accompagnent ou répondent à ce surgissement des images, toujours un peu magique, sur l’espace de la page… Tous ceux qui ont eu la chance d’assister un jour à un Concert de dessins savent que ces spectacles hors norme, réinventés il y a maintenant plusieurs années par le Festival d’Angoulême, constituent toujours un formidable moment de funambulisme scénique, une séquence fusionnelle surprenante entre deux formes d’expression artistique qui n’avaient jusqu’alors que peu d’occasions de se rencontrer.

C’est en 2005, lors de la 32e édition du FIBD, que les premiers Concerts de dessins sont lancés à Angoulême. L’idée de promouvoir la bande dessinée comme un spectacle vivant séduit immédiatement, tant le public des festivaliers que celui des professionnels, car elle ouvre une perspective alors totalement inédite : faire de chaque Concert de dessins non pas un objet, mais un moment de bande dessinée, unique par définition car empruntant simultanément au registre des arts de la scène et à celui du graphisme, très loin des ambiances habituelles de la lecture.


Depuis lors, les Concerts de dessins, proposés chaque année au Théâtre d’Angoulême et ovationnés par le public à chaque représentation, constituent l’un des grands rendez-vous du Festival. Concrètement, chaque concert est structuré autour d’un espace scénique où sont présents à la fois des musiciens et des auteurs de bande dessinée. Les musiciens (le plus souvent quatre ou cinq) sont au centre de la scène, tandis que les dessinateurs, au nombre d’une dizaine, se relaient autour de deux grandes tables à dessin qui se font face, chacune sur l’un des côtés de la scène.

À partir d’un scénario préétabli, les dessinateurs réalisent chacun à tour de rôle l’une des cases de l’histoire, en direct. Leurs interventions sont intégralement filmées par des caméras placées à l’aplomb de chaque table à dessin, et ces images sont projetées simultanément sur un écran géant installé au-dessus de la scène. C’est ainsi que le public peut voir lentement se déployer live une bande dessinée originale de A à Z, une case après l’autre (l’ensemble du spectacle dure à peu près une heure quinze), et savourer toute la diversité du casting présent sur scène, puisque chaque dessinateur travaille évidemment dans le style qui lui est propre.

L’orchestre, qui joue sur scène tout au long du processus, interprète une partition originale écrite au préalable par Areski Belkacem,  mais ce canevas laisse largement la place à l’improvisation ou aux digressions, en fonction des péripéties et accidents graphiques que vivent et transcrivent les dessinateurs.

En 2010, les Concerts de dessins mettaient à l’honneur l’un de leurs concepteurs. C’est l’auteur de Titeuf en effet, Zep, qui signe le scénario original que les dessinateurs avaient à mettre en images sur scène.

Le Manga Building

Le Manga Building est à Angoulême le point de ralliement de la culture manga. Cet espace a été conçu et aménagé pour répondre aux attentes des fans de bande dessinée japonaise et de tous les fidèles de cette nouvelle “pop culture”. Il conjugue espaces d’expositions, salles de conférences, de rencontres et de projections, stands et librairie thématique, dans une atmosphère dédiée au manga et à son actualité.

C’est l’exposition One Piece qui en constituait l’attraction principale cette année. Avec cette série, c’est tout un monde qui débarque au Manga Building d’Angoulême. Une série qui est aussi un véritable phénomène d’édition dans son pays d’origine, le Japon : plusieurs millions d’exemplaires vendus pour chacun des nouveaux volumes publiés, et toujours une santé de fer après plus de cinquante tomes parus!


Le fondement de One Piece, dont la tonalité entremêle l’aventure, l’humour et le fantastique, est une histoire… de pirates. Sur une planète imaginaire dotée de quatre mers et d’un seul continent, l’argument principal de la série (esquissé ici de façon très sommaire, car l’une de ses caractéristiques est justement de multiplier les pistes narratives et les récits connexes, qui en accroissent singulièrement la complexité) est de relater la quête d’un adolescent. Monkey D. Luffy, 17 ans, s’est lancé sur les traces d’un fabuleux trésor, le One Piece, qui pourrait faire de lui le successeur du légendaire seigneur des pirates.

Monstre sacré du shonen manga (la bande dessinée pour jeunes garçons) et, par bien des côtés, héritier spirituel du créateur de Dragon Ball Akira Toriyama, Eiichirô Oda est une star au Japon (il n’a pourtant qu’à peine 35 ans). Après avoir été brièvement l’assistant de quelques aînés, il règne aujourd’hui, avec One Piece, sur tout un univers narratif, visuel et commercial comprenant bande dessinée, art books, films d’animation, jeux vidéo, etc…  Tous ces éléments sont présentés dans l’exposition, avec plusieurs bornes Wii mises à la disposition des visiteurs, le tout introduit par des rappels historiques sur ce qu’ont été les véritables pirates des caraïbes.


Dédicaces en pagaille

Le Festival International de la Bande-Dessinée d’Angoulême est bien sûr, dans l’imaginaire populaire, l’endroit où rencontrer les auteurs que l’on préfère pour espérer en obtenir une dédicace. Tous les enfants ont certainement dans leur esprit une version fantasmée du festival, dans laquelle chacun de leurs albums pourra obtenir un dessin personnalisé de son auteur. Car dans le monde de la BD, dédicace ne veut pas uniquement dire autographe. On parle bien de dessin original, mais les habitués du festival vous diront que les files d’attente pour espérer en obtenir un sont interminables.

Dans la réalité, ce n’est pas aussi terrible qu’on le dit, grâce à un système de réservation assez efficace. Sur achat uniquement, tout festivalier peut en effet obtenir une sorte de rendez-vous avec l’auteur de l’album qu’il vient d’acquérir pour se le faire dédicacer. Inutile donc de venir avec toute votre bibliothèque dans vos valises, car il vous faudra mettre la main au porte-feuille pour obtenir un album personnalisé. Une technique qui a le mérite de faire diminuer la taille des files d’attente de manière drastique…

Voir toutes les photos du Festival International de la Bande-Dessinée d’Angoulême dans la galerie Picasa de TravelPics.fr


Reportage par Alexandre Rosa, Stéphane Hacquin et Laetitia Bachellez
Article et photos par Alexandre Rosa
Vidéo par Stéphane Hacquin

2 Comments

  • Michel dit :

    Très intéressant. Je voyais effectivement un grand hangar avec des trétaux. C’est donc plutôt une manifestation moderne et multiformes. Je trouve fantastique la créativité de certaines personnes qui créent un événement pérenne et grandiose dans un coin peu connu. Fut une époque on disait ‘En France, on n’a pas de prétrole mais on a des idées », en voilà une concrétisation, comme le futuroscope, d’autres festivals… Que cela serve d’exemples pour d’autres créations qui apportent culture, activités dans des régions à la recherche d’un nouveau souffle et du dynamisque pour une humanité morose et sans ambition.
    Je vois aussi une belle organisation ; par exemple pour les autographes, là aussi cela prouve que l’on peut s’organiser.

  • Sylvie dit :

    C’est un article vraiment très complet. J’ai découvert « le concert de dessins », je ne connaissais pas. Et je trouve que le système des dédicaces employé est une bonne idée, il est normal d’acheter la bd et se la faire dédicacer après. Il faut bien que les auteurs gagnent leur vie.
    Autrement, la vidéo est très agréable à regarder. Je vous félicite pour ce tournage qui a été fait en si peu de temps. Le bêtisier, à la fin, me fait toujours sourire. C’est là que l’on se rend compte qu’il ne suffit pas d’une seule prise pour arriver à quelque chose de correct. Il y a un gros travail derrière et beaucoup de temps de tournage pour quelques minutes de reportage.

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